Médias

 Un billet d'or pour Daniel Lemire

Daniel Lemire se dit heureux et soulagé. L'humoriste, qui est remonté sur scène cet été après dix ans d'absence, s'est vu décerner un billet d'or après avoir réussi à vendre 50 000 billets pour son neuvième spectacle en carrière.

«Je suis content, c'est certain, a déclaré l'artiste, joint au téléphone mardi après-midi. C'est certain que ça fait du bien de constater, en ces temps plus difficiles, que le public répond bien à l'invitation. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Il y a tellement de spectacles aujourd'hui. Les gens ont l'embarras du choix.»

Dans une mise en scène de Benoît Brière, Daniel Lemire, accompagné de deux comédiens pour l'occasion, propose à son public de se plonger dans douze sketchs où il incarne autant de personnages dans des décors diversifiés.

«Au début, je dois dire que ç’a été un peu laborieux. J'étais plus rouillé que je pensais, a-t-il confié. Un nouveau spectacle demande des ajustements. On ne sait pas quels gags vont fonctionner avant de les faire sur scène. Par contre, une fois les ajustements terminés, on peut réellement se concentrer sur le plaisir d'être sur scène.»

Au cours des prochains mois, le père de l'oncle George prendra la route afin de présenter son spectacle aux quatre coins de la province. Saint-Jean-sur-Richelieu, Shawinigan, Drummondville, Rivière-du-Loup et Sherbrooke comptent parmi les municipalités qu'il visitera d'ici la fin du mois de mai.

«Nous sommes six ou sept à travailler sur la tournée. Nous formons une belle équipe. Je dois dire que le travail d'équipe m'avait beaucoup manqué, a-t-il ajouté. Je suis tellement heureux de pouvoir faire rire les gens. Je me suis toujours considéré extrêmement privilégié de pouvoir gagner ma vie grâce au rire.»

En plus de la tournée, l'humoriste affirme travailler depuis quelques semaines sur des projets liés au monde télévisuel et littéraire. Pendant la période des Fêtes, il compte même écrire un nouveau sketch qu'il espère pouvoir présenter dans le cadre de son spectacle à compter de février.

Toutes les informations concernant Daniel Lemire et sa tournée se trouvent à l'adresse suivante : www.daniellemire.com.

 

 Daniel Lemire en costume de scène

Publié le 03 nov. 2010 | Une halte de deux jours à la Maison de la culture de Gatineau

Annik Chainey
Journal - Le Droit

Daniel Lemire en costume de scène

 

Daniel Lemire ne cache pas que ce nouveau one man show lui demande énormément de travail.

Photo : Yan Doublet, LeSoleil

près avoir tâté de la télévision avec la série Smash et du théâtre avec la pièce Clash, Daniel Lemire revient à ses premières amours avec son neuvième one man show en presque 30 ans de carrière. Il fera halte à la Maison de la culture de Gatineau demain et samedi.

« J'avais hâte de faire mon retour sur scène, parce que ça faisait un bout de temps que je n'y avais pas mis les pieds, révèle, à l'autre bout du fil, l'humoriste, dont le dernier spectacle solo remonte à 2005. Mais je ne regrette pas d'avoir pris une pause parce que j'avais le goût de m'ennuyer de ça un peu. » L'envie de rompre avec la routine et d'essayer autre chose, de même que quelques petits ennuis de santé et le désir de passer plus de temps auprès de sa famille sont autant de raisons qu'évoque Daniel Lemire pour expliquer cette brève interruption. Mais il y a un an et demi, alors qu'il venait de changer de gérant, le comique a toutefois ressenti l'appel des planches.

« Je ne me suis pas mis d'échéancier, ni de pression, en me disant que je le ferais juste s'il y avait de la matière, se rappelle-t-il. Finalement, j'ai trouvé 14 ou 15 idées et j'en ai déduis que je pouvais me lancer. »

Le résultat est une prestation de deux heures, soit une demi-heure de stand-up et une heure et demie de sketchs, durant laquelle Daniel Lemire commente l'actualité à grands renforts de décors, d'accessoires et de costumes. « C'est mon premier gros show en 10 ans parce que celui que j'ai fait il y a 5 ans était un peu unplugged, explique-t-il. Mais celui-ci, c'est une grosse machine. On y va tous azimuts et on saute du coq à l'âne. Ç'a été extrêmement laborieux de trouver une mécanique qui permette de lier tout ça. »

Le comique a heureusement pu compter sur l'aide de Benoît Brière pour mettre en scène les saynètes qu'il a écrites avec la complicité de son acolyte de toujours, Jean-Pierre Plante. « Ça fait 28 ans que l'on travaille ensemble et il est de tous mes projets », affirme-t-il au sujet du prolifique auteur qui a aussi collaboré à l'écriture de Smash et de Clash. Les comédiens Normand Poirier et Annick Beaulne complètent l'équipe en donnant chaque soir la réplique à l'humoriste sur les planches.

Costumé

En dehors du monologue d'ouverture, Daniel Lemire passe la majeure partie de son spectacle avec perruques et déguisements, dont ceux des célèbres Oncle Georges et Ronnie Dubé.

« J'adore faire ces personnages, ce n'est pas du tout une contrainte pour moi, révèle-t-il en précisant toutefois que Yvon Travaillé n'a malheureusement pas survécu aux coupures survenues durant le rodage. Mais j'en présente aussi des nouveaux. » Parmi eux, un surintendant des douanes « assez à droite, merci » - qui reflète l'inquiétude suscitée chez l'humoriste par le système de sécurité sans cesse renforcé dans les aéroports - et un gars excédé par les prédictions météorologiques erronées, qui interrompt un bulletin de nouvelles pour « donner une beurrée » au météorologue. « Pour moi, la météo, c'est pas très loin de l'astrologie », commente le comique en s'esclaffant.

Même s'il est heureux de renouer avec son métier premier, Daniel Lemire ne cache pas que ce nouveau one man show lui demande énormément de travail. « Je me souvenais pas que c'était de l'ouvrage de même ! lance-t-il. À l'âge où je suis rendu, c'est probablement le dernier spectacle de cette envergure que je fais. »

Mais ce retrait de la scène ne signifierait pas pour autant la fin de ses activités artistiques puisqu'il travaille présentement à l'adaptation en dessins animés des aventures d'Oncle Georges et sur un projet de livre. « Je suis un gros lecteur et j'aimerais bien avoir un bouquin à mon nom, admet-il. Mais ce serait quelque chose sans prétention, un regroupement de textes que j'ai en réserve et qui ne passent pas vraiment sur scène. Un peu comme ce que fait Woody Allen. Bref, un livre de cabinet. »

Pour y aller

OÙ ? Maison de la culture

de Gatineau

QUAND ? Demain et samedi, 20 h

RENSEIGNEMENTS ? 819-243-2525,

www.maisondelaculture.ca

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/arts/201011/03/01-4339089-daniel-lemire-en-costume-de-scene.php

 

 La scène, c'est dur à battre

Publié le 27 octobre 2010

 

François Houde
Le Nouvelliste

La scène, c'est dur à battre

L'humoriste Daniel Lemire arrivera à Trois-Rivières vendredi soir avec un tout nouveau spectacle, son premier en près d'une décennie. Le succès de sa tournée, alors qu'elle commence à peine, est déjà assuré grâce à plusieurs dizaines de milliers de billets vendus.

Photo: Le Soleil

(Trois-Rivières) Daniel Lemire n'avait pas présenté de nouveau spectacle depuis une dizaine d'années et les Trifluviens seront parmi les premiers à assister à ce retour ce vendredi, 20 h, à la salle Thompson. L'humoriste a présenté la première montréalaise de son nouveau spectacle, le neuvième de sa carrière, au tout début du mois.

Après une éclipse de la scène qui lui a permis d'approfondir l'écriture, en le faisant tant pour la télévision que pour le théâtre, il avait besoin de reprendre contact avec le public. «La scène, ça reste mon métier premier, explique-t-il. L'expérience d'un spectacle devant public, c'est dur à battre, surtout avec l'humour alors que tu as tes réactions immédiatement, à chaque blague. C'est très gratifiant.»

«Après avoir fait des spectacles de façon quasiment continue pendant des années, j'avais le goût de m'ennuyer de la scène quelque peu. À la longue, on tombe dans un moule alors qu'on prend un an et demi à montrer un spectacle, qu'on le présente pendant environ deux ans et qu'on repart pour le suivant. J'avais besoin de briser ce moule-là mais au fond de moi, je savais que je reviendrais.»

Grâce à ce repli, il a pu changer quelque peu sa vision du travail. «L'écriture pour la télévision se fait beaucoup en collégialité. Tu apprends rapidement à mettre ton ego dans le placard parce qu'il faut s'ajuster beaucoup. J'ai aussi appris à travailler avec des comédiens et donc, à fouiller autre chose que ce que je connaissais. J'ai découvert l'avantage que la scène donne de pouvoir corriger les choses dont on n'est pas content d'un spectacle à l'autre.»

Ce nouveau spectacle implique beaucoup de sketches dans lesquels Lemire donne la réplique à deux comédiens.

«J'avais déjà intégré des sketches dans mes spectacles précédents, poursuit-il, mais les comédiens y étaient des faire-valoir. Ici, ils sont beaucoup plus intégrés au sketch. C'est très l'fun à faire mais c'est aussi beaucoup plus compliqué et lourd à mettre en scène.»

Lemire est accompagné d'Annick Beaulne et de Normand Poirier, un comédien originaire du village de Champlain.

Certaines choses n'ont pas changé et Daniel Lemire est toujours synonyme de regard quelque peu grinçant sur l'actualité. La politique, notamment.

«Ce n'est pas éditorial, mais je m'arrête à l'actualité. C'est un type d'humour délicat parce qu'il ne faut pas que ça exacerbe l'étroitesse d'esprit. J'essaie de prendre des thèmes connus en leur apportant un éclairage différent qui nous permette d'en rire. Je le fais avec un numéro sur Facebook grâce à un personnage qui vient s'en prendre à quelqu'un qui l'a rayé de sa liste d'amis. Ça permet de regarder ce phénomène social sous un autre oeil et d'en rire, surtout. L'important, c'est de trouver un angle particulier sur un sujet et en toute franchise, des fois, je n'arrive pas à le trouver alors, j'abandonne des sujets. Je me suis déjà essayé avec la mode haute couture et je n'ai jamais trouvé la façon de l'exploiter efficacement. L'autre élément, c'est de s'assurer de trouver un sujet qui ait une bonne durée de vie parce qu'entre le moment où on trouve l'idée et les dernières représentations du spectacle, il peut se passer trois ans. Heureusement, il y a des sujets intemporels comme le Vatican qui nous fournit toujours des choses dont on peut rire et j'en profite pour remercier le cardinal Ouellet, récemment, qui a su renouveler le sujet.»

Daniel Lemire a déjà prévu un retour dans la région le 2 avril prochain à la salle Philippe-Filion.

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/arts-spectacles/201010/27/01-4336541-la-scene-cest-dur-a-battre.php

 

 Retour attendu de Daniel Lemire

Retour attendu de Daniel Lemire

Publié le 25 Octobre 2010
Sylvie Branch

La popularité de l’humoriste Daniel Lemire est toujours présente. Même après 10 ans d’absence sur scène. Il sera de passage à la salle Thompson le 29 octobre et une supplémentaire est déjà annoncée pour le 8 avril.

Sujets : Vatican , Afghanistan , Grand Nord

«Si j’ai fait une pause c’est parce que j’avais le goût de m’ennuyer de la scène. J’ai écrit pour le théâtre et la télévision entre temps. Cet arrêt m’a permis de retrouver le plaisir du métier», admet Daniel Lemire.

Il revient donc en force présenter son neuvième «one man show» rythmé d’une douzaine de sketchs où les costumes et les personnages sont au rendez-vous. Daniel Lemire opte pour la formule «stand up» en début de spectacle pour finalement introduire deux comédiens qui lui rendront la réplique, Annick Beaulne et Normand Poirier.

«J’aime beaucoup écrire des dialogues, mais le faire seul on atteint une limite. Avec les deux comédiens, ça permet une interaction. C’est un peu plus compliqué au niveau technique parce qu’on est plusieurs sur scène, mais on a vraiment du plaisir ensemble. Si ça va moins bien, je peux mettre la faute sur eux!», rigole-t-il.

Oncle Georges, Ronnie Dubé et Yvon Travaillé

Bien sûr, Daniel Lemire revient sur les planches avec du nouveau matériel, mais promet qu’on pourra y voir les personnages l’ayant caractérisé au fil des années.

«L’oncle Georges tout le monde le connaît. C’est plaisant parce que je ne suis pas obligé de le présenter sur scène, le déguisement suffit. Maintenant oncle Georges a un nouveau rôle, il est représentant du programme de clown pour personnes âgées. On rit bien avec ça!»

Ceux ayant suivi la carrière de Daniel Lemire risque bien d’entendre le fameux «Allo toi!» de l’oncle Georges.

Même s’il aime innover dans ses spectacles et offrir des sketchs nouveaux, l’humoriste admet avoir beaucoup de plaisir à interpréter ses personnages.

Humoriste social?

Le neuvième «one man show» de Daniel Lemire traite de sujets d’actualité. Comme: Facebook, le Vatican, l’Afghanistan, le Grand Nord canadien, les fraudes économiques, les douanes et la météo.

«Je commence toujours mon spectacle avec un stand up, une revue de l’actualité et les sketchs concernent des sujets d’actualité plus large, des courants de société. J’y vais large parce qu’entre le moment où j’écris et la durée de la tournée il y a des sujets qui finissent par rien dire aux gens. J’opte donc pour des sujets généraux faciles à projeter dans le futur.»

Il essaie d’aborder des aspects un peu moins connus du grand public. Par exemple, pour le Vatican il parle surtout du fait que l’institution ait réhabilité Galilée il y a quelques années (ce dernier affirmait que la terre était ronde, alors que tout le monde disait qu’elle était plate).

«Je ne veux pas tomber dans ce qui est trop sérieux! Je vais dans l’absurde.» «Au départ mon spectacle se veut drôle. Par contre, j’aime faire rire les gens quand c’est connecté sur quelque chose. On peut dire que c’est de l’humour social si on veut, mais je ne veux pas trop prendre position.»

Benoît Brière

Pour son tout dernier spectacle, Daniel Lemire travaille avec Benoît Brière qui s’occupe de la mise en scène. Une mise en scène un peu particulière, puisqu’il y a trois personnes sur scène, plusieurs décors, l’éclairage et les costumes à gérer.

«Benoît c’est mon œil extérieur. Ça fait longtemps qu’on voulait travailler ensemble et je suis content qu’on puisse le faire.»

Depuis le début de la tournée, le public répond bien au spectacle de Daniel Lemire. Il se compte chanceux que les gens soient au rendez-vous.

 

http://www.lhebdojournal.com/Culture/Arts-et-spectacles/2010-10-25/article-1883484/Retour-attendu-de-Daniel-Lemire/1

 

 Daniel Lemire au Grand Théâtre de Québec


Daniel Lemire au Grand Théâtre de Québec

Samedi 9 Octobre 2010 à 12:41
Shirley Noel

 

C’est dans une salle comble, au grand Théâtre de Québec, que Daniel Lemire est venu nous présenter son neuvième spectacle, le premier depuis 10 ans.

 

Un spectacle grandiose, puisque contrairement aux autres shows d’humoristes, Daniel a décidé de nous présenter la majorité de ses blagues sous forme de sketchs. Pour l’occasion, il a deux comédiens sur scène avec lui, Annick Beaulne et Normand Poirier, qui font un excellent travail pour dénicher des personnages aux looks, gestuelles et accents variés. De belles performances qu’ils nous donnent tous les deux. Avec des costumes et perruques assez élaborés, ils accomplissent tous les trois un tour de force pour se changer si rapidement. Les divers sketchs sont également joués dans divers décors qui, grâce à la technologie d’un écran géant pour projeter une image de fond, quelques accessoires ajoutés et une partie de la scène au plancher pivotant, changent rapidement et efficacement, pour ne laisser que quelques secondes de répit entre les saynètes.

 

Ce nouveau spectacle minutieusement préparé par Patrick Saucier et mis en scène par Benoit Brière est une belle réussite. Comme le bon vin, après 10 ans, il est mûri à point. Un spectacle sans faille qui déclenche les rires et provoque le plaisir. D’entrée de jeu, c’est sur le thème de l’actualité du jour que Daniel Lemire entame son spectacle. Pendant plus de 20 minutes, il nous parle des sujets plus ou moins chauds de l’actualité et il la commente et nous fait réfléchir par ses jeux de mots, ses remarques et sa justesse d’opinion, comme lui seul peut si bien le faire. Probablement que cette partie du spectacle est ajustée au fil des jours, selon l’actualité en cours, car Lemire nous a parlé de notre marche bleue et du policier de Lévis avec les facultés affaiblies. D’autres sujets de l’heure sont abordés, comme la Commission Bastarache, Tiger Woods, etc.…

 

Par la suite, il a enchaîné par des sketchs sur le réseau social Facebook, le contrôle douanier, la guerre en Afghanistan, l’euthanasie, Edmon Ratté dans le Grand Nord, le sperme dating,  le Vatican, les motards, un fan des Canadiens au tournoi de golf avec les joueurs du club,  la fin du monde en 2012 avec Ronnie Dubé… De très bons moments, sans longueur, de quelques minutes, qui ont pour seul but de divertir et cela réussit très bien.

 

Après l’entracte, les gens applaudissent et réagissent pleinement, lors de l’arrivée de l’Oncle Georges. Ce dernier travaille maintenant avec les personnages âgés. Il en profite pour nous présenter sa mère. Des rires à profusion dans ce sketch, où, on le sent, les gens s’étaient ennuyés de ce personnage.

 

D’une durée de deux heures, avec un entracte, on peut dire que le pari est gagné, pour cet humoriste de 55 ans, pour son retour sur scène. Un spectacle très physique avec beaucoup de déplacements et de changements de costumes rapides. Cela doit sûrement être épuisant à la longue.

 

Daniel Lemire sera en tournée au moins jusqu’à la fin de mai 2011. Il est à nouveau au Grand Théâtre samedi le 9 octobre, puis sera de retour en supplémentaires les 19 et 20 mars 2011

 

http://www.grandtheatre.qc.ca/

http://www.daniellemire.com/

http://www.info-culture.biz/spectacles/humour/965-daniel-lemire-au-grand-theatre-de-quebec.html

 

 Daniel Lemire à Montréal pour un nouveau spectacle

Publié: 27 septembre 2010 16:20
Mis à jour:
27 septembre 2010 17:09

MONTRÉAL - L'humoriste Daniel Lemire arrive dans la métropole québécoise avec son tout nouveau spectacle qu'il a rodé au cours de l'été à Laval.


Après dix ans d'absence sur scène, Lemire se pointe au Monument-National pour offrir à compter de mercredi soir ce nouveau spectacle concocté par Patrick Saucier et mis en scène par Benoît Brière.


Lemire, qui adore les actualités, traitera de sujets comme la guerre en Afghanistan, le contrôle douanier, la fin du monde en 2012, les crimes économiques et le phénomène Facebook.

Ce nouveau spectacle se fait aussi grâce en collaboration avec les comédiens Annick Beaulne et Normand Poirrier. Le duo donne la réplique à Lemire dans ce spectacle qui présente de nouveaux personnages.


Daniel Lemire ne cache pas que le travail a été ardu pour monter ce spectacle. Il a fallu plus de deux pour le peaufiner.


Mais un spectacle de Lemire ne peut être complet sans un retour dans le passé avec des célèbres personnages comme Ronnie Dubé et Oncle George.


Il s'agit du neuvième spectacle de Daniel Lemire qui a œuvré dans le monde de la télévision, avec sa série «Smash», et du théâtre au cours des dernières années.

Lemire, qui est âgé de 55 ans, avait annoncé son retour sur scène en novembre dernier.


Plus de 25 000 billets ont été vendus pour ce spectacle présenté jusqu'à la mi-octobre à Montréal.

Des représentations en supplémentaires auront lieu les 14,15 et 16 octobre.


Après Montréal, le spectacle de l'humoriste québécois partira en tournée au moins jusqu'à la fin mai 2011 avec des arrêts un peu partout au Québec. Le but de Lemire est de faire rouler le spectacle pendant deux ans.


Pour en savoir davantage sur celui qui verse dans l'humour depuis une trentaine d'années, il suffit de consulter le site www.daniellemire.com

http://www.journalmetro.com/culture/article/646528--daniel-lemire-a-montreal-pour-un-nouveau-spectacle

 

 Daniel Lemire: C’est pas parce qu’on rit que c’est drôle

Daniel Lemire donne ce soir la première représentation à Montréal de son neuvième one man show. L’humoriste y aborde des enjeux sociaux et internationaux.


Daniel Lemire avait cessé de faire des spectacles d’humour parce qu’il avait envie de s’en ennuyer.


Publié: 28 septembre 2010 20:50
Mis à jour:
28 septembre 2010 20:58

 

«Finalement, on va avoir parlé de tout sauf du show!» lance Daniel Lemire au terme de son entrevue avec Métro. Il est vrai que la conversation a la plupart du temps dévié vers la politique, la religion, la drogue et l’avortement, plutôt que vers le sujet du neuvième one man show de l’humoriste. «J’aime mieux ça comme ça, ajoute celui-ci en riant. Je n’aime pas parler de moi, il y a tellement de sujets plus intéressants!»

Pas étonnant quand on connaît le style d’humour de Daniel Lemire, qui a pratiquement toujours une portée sociale. Des sujets sérieux abordés de façon humoristique, comme quoi ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. «Moi, faire de la chronique du quotidien, ça ne m’intéresse absolument pas», affirme-t-il. Comme de fait, ce n’est pas l’humour anecdotique, mais l’actualité internationale qui prime dans son nouveau one man show.

«L’idée, c’est d’ouvrir les horizons un peu, parce qu’en parlant seulement de ce qui se passe ici, les sujets deviennent plutôt récurrents, explique l’humoriste. Et je crois que les gens se sont beaucoup ouverts ces dernières années à ce qui se passe dans le monde, avec les images qu’on voit à la télé et dans Internet.» Le personnage de Ronnie qui fait une levée de fonds en prévision de la fin du monde en 2012, le Cardinal Ouellet et l’Afghanistan sont donc tous au centre du spectacle de Lemire.




«L’idée de ce dernier sketch est partie du fait que les chefs afghans sont généralement des hommes dans la soixantaine, polygames, avec des épouses assez jeunes, et que la CIA, il y a environ deux ans, pour les mettre de leur côté, leur donnait du Viagra… je trouvais que c’était une base intéressante et cocasse pour un numéro d’humour.»


Daniel Lemire affirme avoir comme principe d’essayer d’être drôle tout en étant le plus signifiant possible, sans pour autant tomber dans le prêchi-prêcha. Par contre, certains sujets ne lui inspirent pas forcément le rire. «C’est entre autres pour cette raison que je n’ai pas fait de spectacles ces dernières années, dit-il. Parce que j’avais besoin de m’ennuyer de la scène, mais aussi parce qu’après le 11 septembre, la paranoïa qui s’est installée, le gouvernement conservateur qui est entré au pouvoir, je n’avais plus tellement envie de rire. C’était une période très noire.»

 

C’est donc après cette longue absence de la scène (cinq ans, mais 10 ans depuis un spectacle entièrement constitué de matériel original), durant laquelle il a tâté de la télévision, avec la série Smash, et un peu du théâtre avec la pièce Clash, que Lemire revient à ses premières amours. «Ça m’a permis aussi de briser le moule un peu; pendant longtemps, je prenais un an et demi pour monter un show, je le jouais pendant deux ans, je prenais une pause de six mois et je recommençais… Alors, j’ai décidé d’essayer autre chose, et faire de la télé m’a appris énormément.»

 

Petit à petit, l’envie de retourner sur scène s’est cependant fait sentir, et l’humoriste a recommencé peu à peu à élaborer des idées avec son vieux complice Jean-Pierre Plante. «Toutes les idées que j’avais impliquaient d’autres gens, donc c’est là que j’ai décidé d’engager des comédiens, raconte-t-il. Des spectacles solos, j’en ai fait beaucoup, et ça a ses limites... Le coup de l’appel téléphonique pour avoir un interlocuteur, on ne peut pas en abuser!»

 

C’est un spectacle d’assez grande envergure, avec costumes et décors, dans lequel on retrouvera Oncle George et les autres, mais aussi de nouveaux personnages, que propose Lemire. «C’est le temps de le faire, là, parce que plus je vieillis, moins ça va me tenter de faire ça, croit-il. Faire de la télévision pendant les dernières années m’a appris à déléguer, à mettre mon ego dans le garde-robe et à m’autocritiquer!»

 

http://www.journalmetro.com/culture/article/648012

 

 Humour - Le grand retour du clown mordant

Humour - Le grand retour du clown mordant

Fabien Deglise 25 septembre 2010  Actualités culturelles

 

«Faire rire, c’est mon métier, et j’ai finalement repris le goût de ça», indique l’humoriste Daniel Lemire pour expliquer ce retour. »

 

Petit proverbe automnal: quand les vents tournent, le Lemire sort. Vivant presque reclus depuis des années, cantonné à des projets télévisuels mineurs et à quelques sympathiques apparitions ici et là, dont une lors des dernières Parlementeries, l'humoriste Daniel Lemire a finalement décidé de mettre le nez en dehors de sa tanière, pour de bon.

 

Lever de rideau! Jeudi prochain, après cinq ans loin des planches en solo, le drôle remonte en effet sur scène, avec son tout nouveau spectacle simplement intitulé Lemire, et surtout avec le même goût de décrypter à sa manière les phénomènes sociaux, nos travers collectifs et nos incohérences politiques, en y mettant un peu les dents. Oncle George, Yvon Travaillé et Edmond Ratté vont bien sûr être là.
«Faire rire, c'est mon métier, et j'ai finalement repris le goût de ça», indique l'humoriste pour expliquer ce retour. Le Devoir l'a rencontré cette semaine sur la terrasse d'un café montréalais et dans le douloureux raffut d'une énième rue de Montréal affligée par des travaux majeurs. «L'ère Bush [George de son prénom] et tout ce qui venait autour étaient moins intéressants. J'avais moins envie d'aller vers le comique sur cette base. Et puis, j'ai dû composer avec des petits problèmes de santé [une double hernie discale, pour être précis] qui ont cassé pas mal mon fun dans la vie.»

 

 

Photo : Julien Faugevel / Zinc production

 

 

 

La roue tourne, les temps changent. Exit la douleur, le désespoir, face à un air du temps fleurant pas très bon le mensonge pour la guerre, la corruption pour le profit et l'ultraconservatisme pour rien. Exit aussi le manque d'inspiration devant la répétition du cadre comique qui l'a propulsé sous les projecteurs il y a 18 ans. Lemire dit avoir trouvé un deuxième souffle et amorce désormais «une nouvelle vie».

«J'ai profité de ma retraite pour voyager, pour voir d'autres choses», lance l'humoriste tout en brassant son latté. «Les enfants ont grandi. Ils sont partis de la maison... et le Vatican m'a donné beaucoup de munitions dans les derniers mois, pour écrire ce nouveau spectacle.» Il émet ce petit rire retenu qui a fait sa marque de commerce.

On a envie de le suivre, en se souvenant, comme ça, de ce communiqué de presse émis par le Saint-Siège à l'occasion de la Journée de la femme et dans lequel le pape parle de la «machine à laver automatique» comme de l'objet qui a le plus amélioré la condition féminine — «c’a l'air d'une blague de beau-frère», dit Lemire. »

Pape, motards et dons de sperme


Le passéisme de l'institution religieuse, tout comme son incapacité à bien lire son époque, se prépare donc à trouver une place de choix au coeur de ce nouveau spectacle solo que Lemire a rodé à quelques reprises, cet été, dans une salle de Laval, avant sa grande rentrée montréalaise prévue jeudi prochain au Monument-National.

Sont inscrits également sur sa feuille de route: la procréation assistée, la fraude bancaire (surtout quand elle touche les parents d'un chef de motards), notre rapport collectif bipolaire à l'univers du hockey et — tadam! — Oncle George, le célèbre clown, qui s'occupe désormais d'un programme de divertissement pour personnes âgées. «C'est un personnage très intéressant à jouer, avoue-t-il. Il suffit juste de lui trouver des choses intéressantes à dire.»

Au terme de plusieurs années de réflexion — «on pourrait même parler de remise en question», dit le drôle avec un visage sérieux — et d'un hiver passé au Mexique, au côté de sa romancière de blonde, pour écrire, Lemire croit avoir désormais trouvé la formule. Il pense aussi avoir en main un spectacle, mis en scène par Benoît Brière, qui «ne tombe pas dans l'éditorial, mais qui essaye d'être le plus signifiant possible», quitte à s'éloigner des sentiers battus sur lesquels l'humoriste a imposé sa marque.

«La situation au Québec, la langue, les relations provinciales-fédérales, ce sont des sujets redondants que j'ai abondamment abordés par le passé, dit Lemire. Les ficelles comiques sont moins intéressantes aujourd'hui. À l'inverse, la scène internationale et notre ouverture au reste de la planète nous donnent désormais d'autres lieux, d'autres espaces pour rire, et c'est certainement ce que je veux explorer aujourd'hui.»

Tant pis pour Benoît XVI — on l'a dit — mais aussi pour Dick Cheney, «qui a fait fortune avec l'Irak en jouant avec de gros mensonges». «Il devrait être en prison, poursuit-il, mais, à la place, il continue à faire de l'argent en donnant des conférences et son point de vue sur la politique nationale et internationale.» Tant pis aussi pour le ministre fédéral des Sciences et technologies, Gary Goodyear, ouvertement créationniste, et pour les gardiens de la pensée unique qui ronronne, ici comme ailleurs, et que l'humoriste, à sa manière, a désormais envie «de brasser un peu».

«Il faut garder la tête froide, ajoute Lemire. Un humoriste, ça ne va pas changer le monde. Mais, le temps d'un spectacle, on peut au moins forcer une pause dans le ronron actuel alimenté par l'information-spectacle en continu qui n'offre plus d'espace d'analyse. On essaye d'être un grain de sable dans le système.» Un grain de sable qui va imposer son grincement jusqu'au 16 octobre prochain, dans la métropole, avant de partir à la conquête de la province pour rire un peu plus d'un «nous» que le confort, l'individualisme et le manque d'urgence rendent chaque jour un peu moins drôle, selon lui.

 

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/296871/humour-le-grand-retour-du-clown-mordant

 

 Daniel Lemire, son dernier gros show ?

 

Éric Clément
La Presse

Publié le 25 septembre 2010 à 10h04 | Mis à jour le 25 septembre 2010 à 14h04

Daniel Lemire, son dernier gros show ?

Le nouveau spectacle de Daniel Lemire, du 29 septembre au 2 octobre au Monument-National, marque le retour à Montréal d'un grand bonhomme de l'humour québécois. Mais le papa d'Oncle Georges y présentera «peut-être» son dernier gros show, a-t-il confié à La Presse.

Bien des personnages ont fait la célébrité de Daniel Lemire: le mythique Oncle Georges bien sûr, mais aussi Ronnie, Edmond Ratté, Grippette Tremblay ou Yvon Travaillé. Son fin décorticage, tout en doigté, de l'actualité du monde a aussi fait la force et la singularité de ce grand de l'humour québécois. Pour son neuvième spectacle solo, il a voulu aller au-delà des chemins déjà empruntés avec un show «plus gros» qui lui a demandé bien des efforts et des ajustements.

«Je ne me rappelais plus que c'était tant d'ouvrage, dit-il en riant de son rire onclegeorgien. Les changements de décors, l'ajout de deux comédiens (Annick Beaulne et Normand Poirier), la musique, etc. Je ne dis pas ça pour me plaindre, mais c'est beaucoup de logistique. Mais quand deux comédiens te donnent la réplique pas mal tout le long du spectacle, c'est vrai que c'est intéressant.»

Le spectacle de deux heures préparé avec Patrick Saucier et mis en scène par Benoît Brière est en rodage hors Montréal depuis la mi-juillet. Les réactions sont très bonnes. Quelque 30 000 billets ont déjà été vendus. Daniel Lemire présente 12 numéros. Tout y passe: l'Afghanistan, le Vatican, le gardien qui protège le Grand Nord, la météo, le Canadien de Montréal, les fraudes économiques avec un certain Vincent Jones, et un sketch sur les douaniers et l'«obsession sécuritaire» des conservateurs de Stephen Harper.

La croissance d'une droite dure au Canada avec des idées d'une autre époque inquiète beaucoup l'humaniste qu'est Lemire, mais il a choisi de passer son message avec le rire. Lemire est passionné par tout ce qui l'entoure. Il adore voyager. L'Espagne l'a charmé et le Mexique lui a permis d'écrire, tranquille et les pieds dans l'eau, son nouveau spectacle.

«Essayer de faire rire et d'être le plus signifiant possible, c'est le fun, dit-il. Faire rire les gens, c'est important, mais le rire peut être abrutissant ou peut accentuer les préjugés, donc il faut faire attention et rendre ça le plus clair possible.»

Il ajoute que, pour lui, c'est un plaisir inouï de dialoguer avec les spectateurs qui vivent les mêmes situations et réagissent aux mêmes événements que lui, par l'intermédiaire de la télé ou des journaux. «L'humour, c'est le visage d'un peuple», dit-il.

Il espère que ce plaisir de retrouver son public durera longtemps. «Je suis allé à la télé pour faire un break, mais la scène, c'est dur à battre. Tu as les gens là, devant toi. On espère que le show marchera au moins deux ans, mais je n'ai pas grand contrôle là-dessus!»

Daniel Lemire dit qu'avec l'expérience acquise depuis 30 ans et le fait que ses enfants ont quitté la maison, il peut désormais travailler différemment, prendre son temps, prendre du plaisir à vieillir. «Plus je vieillis et plus je me sens bien dans ma peau, mais peut-être qu'un jour, je ne dirai plus ça», dit-il, dans un grand éclat de rire.

Après sa pièce Clash et son projet de dessin animé, il a dans la tête un projet d'écriture. «J'aimerais faire un livre avec des liners, comme les petits livres de Woody Allen, un livre feel good! Parce qu'un gros show comme celui-là, c'est peut-être mon dernier.»

À 55 ans, Daniel Lemire est encore profondément passionné par son métier, mais il pourrait privilégier à l'avenir des spectacles moins mobilisants que celui-ci, reposant notamment sur ses personnages fétiches. «C'est une grande chance d'avoir des personnages qui marchent, dit-il. Je ne me suis jamais saturé de ça et je ne commencerai pas à me plaindre d'avoir du succès. Il y a des artistes qui travaillent toute leur vie pour avoir du succès et quand ils en ont, ils commencent à porter des verres fumés!»

Daniel Lemire, au Monument-National, du 29 septembre au 2 octobre; supplémentaires du 14 au 16 octobre.

http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/humour-et-varietes/201009/25/01-4326572-daniel-lemire-son-dernier-gros-show.php

 

 Le vendredi 24 septembre 2010, Journal de Québec

Le vendredi 24 septembre 2010

Grand théâtre | 40e saison

Oncle Georges bientôt grand-papa!
Pierre O. NADEAU

« L’oncle Georges » sera bientôt grand-papa! D’une journée à l’autre, Daniel Lemire deviendra grand-père. Il en est très heureux « même si le mot m’agace un peu... »

« Je n’ai pas peur de vieillir; je vis bien avec ça. Pour moi, c’est un grand bonheur de savoir que je vais avoir un petit-fils, mais j’ai de la misère avec le mot « grand-père ». C’est pas un beau mot. C’est comme le mot bru; on dirait une sorte d’animal », lance notre pince-sans-rire.

Daniel Lemire est père de trois enfants : deux filles, Catherine, 24 ans, Virginie, 22 ans, et un fils, Félix, 27 ans. C’est ce dernier qui le rendra grand-père dans les prochains jours, sinon les prochaines heures. « C’est quand même le meilleur des deux mondes. On pourra le garder à l’occasion... mais je pense que je vais quand même faire changer les serrures de la maison », badine l’humoriste qui aura bientôt 55 ans.

« C’est stimulant de savoir que je vais être grand... ou plutôt que je vais avoir un petit-fils. C’est un vent de jeunesse qui souffle dans ma vie. Grand-père ou pas, j’assume bien mon âge; plus ça va, et plus je me sens bien; j’ai de plus en plus de fun. »

Père-fils

Par ailleurs, Daniel Lemire vit une belle expérience de rapprochement avec son fils, Félix, qui l’accompagne dans sa nouvelle tournée à titre de régisseur technique. « Ça va lui permettre de me rembourser ce qu’il me doit », blague encore papa Lemire, en se disant heureux que cette expérience amènera son fils à mieux comprendre les exigences de son métier qui l’ont gardé si souvent loin de la maison durant sa jeunesse.

Daniel Lemire était de passage à Québec, hier, à l’occasion du dévoilement de la programmation du Grand Théâtre, où il viendra présenter son nouveau spectacle du 7 au 9 octobre (lire l’entrevue dans le Cahier Week-End de samedi).

« Je suis très attaché à Québec, car pour moi, c’est ici que tout a commencé, que j’ai monté sur une scène majeure pour la première fois. Avant cela, je faisais des petites boîtes, comme l’ancien resto-bar Le Bilboquet, dans le Vieux-Québec. C’est là que j’étais le mieux traité puisque j’étais logé nourri. C’est aussi dans cette boîte que j’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme et avec qui je chemine depuis 30 ans. »

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/artsetspectacles/scene/archives/2010/09/20100922-203229.html

 

 À sa tête

ARTICLE - 23 septembre 2010

 

Philippe Couture

Daniel Lemire

À sa tête

 

 

Daniel Lemire en est à son neuvième spectacle solo et il aime toujours autant l'humour politique. On parle avec lui de liberté, de corruption et d'actualité internationale.



Il occupe une place bien à lui dans le spectre de l'humour québécois. "Pas comme les autres, celui-là", se dit-on en observant la constance avec laquelle Daniel Lemire porte son regard sur le monde et refuse de se complaire dans les sempiternelles blagues sur les relations de couple. Pourtant, il n'est pas non plus de ceux qui veulent réinventer l'humour à chaque nouveau spectacle. Il ne laisse pas tomber sa formule gagnante: des numéros qui vont du coq à l'âne et embrassent une grande quantité de sujets, une tendance à la satire sociale, un humour ancré dans l'incarnation de personnages et toujours une petite place pour du stand-up à l'américaine en début de spectacle.

 

Au fond, il n'en fait qu'à sa tête. Le mot d'ordre, c'est la liberté. "Depuis sept ou huit ans, dit-il, les humoristes se sont mis à faire des études de marché pour déterminer ce que les gens veulent entendre. Je trouve cette attitude très étrange. L'humoriste doit entraîner le public vers sa bulle ou son univers, pas le contraire. Donner au public exactement ce qu'il veut, ce n'est plus de l'humour, c'est du marketing. Je conçois que ça puisse exister, mais je me réjouis que tout le monde ne soit pas entré dans ce système. Ça mène souvent à un humour du plus bas dénominateur commun et je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. À mon avis, ce n'est pas toujours payant."

Lemire propose donc un nouveau spectacle qui traite de ses propres préoccupations, loin toutefois du narcissisme car il se soucie toujours autant des enjeux sociétaux. Et puis, il aime le dialogue et a invité deux comédiens à l'accompagner sur scène (Annick Beaulne et Normand Poirier). Ça ira dans tous les sens, de Facebook jusqu'au Canadien de Montréal, en passant par le Vatican, le départ de l'armée canadienne de l'Afghanistan, le programme de clowns thérapeutiques pour les personnes âgées (numéro qui marque le grand retour de Ronnie Dubé), la fraude économique et le durcissement de la sécurité aux douanes. Vaste programme, dans lequel on remarque un intérêt croissant pour les questions internationales.

"Je trouve l'actualité internationale plus nourrissante ces temps-ci en tant qu'humoriste, parce qu'il s'en dégage des thèmes plus universels, plus riches, et parce que ça permet de nous observer nous-mêmes sous une loupe différente. Au Québec, en ce moment, il me semble que l'actualité est d'une déprimante rectitude politique. Il ne faut pas jouer les vierges offensées, quand même. La corruption et le patronage, par exemple, c'est vieux comme la lune. C'est pareil aux États-Unis, en France, en Italie, et même pire. On est là à en faire un feuilleton sans rebondissements, alors que d'autres sujets de haute importance sont évacués. Je ne dis pas qu'il faut arrêter de dénoncer la corruption, mais tout ça mérite un peu de mise en perspective et de relativisation."

Daniel Lemire: "L'humoriste doit entraîner le public vers sa bulle ou son univers, pas le contraire. Donner au public exactement ce qu'il veut, ce n'est plus de l'humour, c'est du marketing."

 

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=8&article=73098